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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 12:49

 

Réalisateur : Edgar Wright
 

Distribution : Simon Pegg, Nick Frost, Bill Nighy, Kate Ashfield ...
 

Durée : 99 min
 

La vie de Shaun dans une banlieue de Londres. Entre son colocataire no life avec qui il passe sa vie et sa copine qui attend de lui autre chose, il ne sait trancher jusqu'à ce qu'un étrange virus ne vienne bouleverser la vie de cette petite bourgade...
 

Shaun of the dead est LA référence du film parodique de zombie.
Une comédie anglaise, aux multiples références geek ou cinématographiques, totalement réussie.
Le film se veut avant tout un hommage à Down of the dead de George Romero et en respecte tous les codes du genre. Et c'est bien là sa force car il est à la fois drôle mais aussi prenant comme film d'horreur même si tout est prévisible puisque l'on connait la musique ...
Edgar Wright installe d'ailleurs ainsi une connivence et une complicité avec le spectateur qui suscitent une certaine jouissance.

Mais la grande force du film est de laisser débarquer les zombies dans le contexte social de protagonistes au quotidien morne, qui finissent leurs journées au pub du coin : le Winchester.
L'humour anglais est plus que jamais grinçant, servi par des acteurs magnifiques et si naturels dans leurs rôles.
Simon Pegg n'a jamais été aussi efficace et drôle que dans sa complicité avec Nick Frost. 
Les idées et trouvailles ne sont pas d'une grande originalité, mais fonctionnent si bien qu'il ne faut absolument rien d'autre, d'autant que les running gags permettent de garder le fil sans que le film ne devienne une successions de sketchs. Peu de temps mort dans cette histoire qui alterne gags et scènes plus dynamiques.

Shaun of the dead s'inscrit à une époque ou les mort-vivants envahissent les écrans, mais vient insuffler un petit d'air frais et surtout de l'humour qui semble seoir si bien aux zombies sans pour autant tomber dans l'excès ou la série Z comme black sheep (moutons zombies) ou dead snow (nazis zombies).

Aujourd'hui, alors que The Walking dead écrase le genre de sa suprématie et de ses moyens, il est bon de revoir ce film hilarant qui ne se prend pas au sérieux un instant.
Et même s'il s'adresse en priorités aux passionnés du genre, un peu obsessionnels, il n'est pas difficile de le regarder aussi comme un grand classique accessible à tous.

 

Note : 4,5/5

 

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Published by Ruben Falkowicz - dans Horreur Comédies
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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 08:01

 

Réalisateur : Alfred Hitchcock
 

Distribution : Cary Grant, Joan Fontaine
 

Durée : 99 min


 

Lina, jeune femme de bonne famille, tombe amoureuse de John, séducteur aux frasques débridées. Ils se marient mais Lina découvre alors que son mari est fauché et qu'il compte sur elle pour continuer à mener la grande vie. Elle se confronte peu à peu à sa réputation ainsi qu'à ses mensonges qui installent le doute en elle. Les soupçons ne tardent pas à poindre dans cette idylle perturbée. Lina devient dés lors persuadée que son mari est un meurtrier qui souhaite la tuer pour hériter de sa fortune et de ses moyens de subsistance.


Suspicion démarre comme une banale comédie sentimentale dans laquelle Cary Grant, habitué du genre, excelle comme séducteur cabotin à la répartie rappelant celle d'un Groucho Marx sans en approcher toutefois l'humour grinçant. L'histoire démarre donc avec fluidité et fraîcheur distillées par Joan Fontaine jeune, belle et spontanée, ainsi qu'un léger parfum de satire sociale et de rapports de classes.


Il semble clair que Hitchcock, dont la patte est ici à peine perceptible, tente d'abord d'installer son décor afin de l'assombrir et faire naître intrigue, suspens et soupçons.
Cary Grant apparaît peu à peu comme un individu opaque, inquiétant et menaçant comme l'était Sean connery dans Marnie. Les plans deviennent plus larges, les ombres se dessinent et c'est dans la tête de Lina que nous prenons place, observant sa paranoïa, ses doutes et surtout son effroi lorsque le pire de ce qu'elle pressent se réalise. On commence à douter et à soupçonner également le mari.

Mais si l'on retrouve la manière du maître à glisser peu à peu dans le suspens, on reste dans une superficialité de la narration, les boutades de Cary Grant ainsi que la banalité du quotidien du couple.
Hitchcock ne fait qu'appuyer les soupçons de Lina par quelques coïncidences peu crédibles.
Là où l'on percevait la complexité psychologique de Tippi Hedren dans Marnie ou encore le désespoir de Kim Novak dans vertigo, Joan fontaine reste lisse et peu convaincante si ce n'est qu'elle s'évanouit régulièrement au moindre doute... 
La bande son n'aide pas non plus Hitchcock à renforcer l'angoisse comme Bernard Herrmann le fera dans la plupart de ses films avec une force magistrale.

Cary Grant finit par lasser avec ses mimiques et ses feintes répétitives. Il représente la quintessence de cet âge d'or du cinéma américain et en même temps l'exemple même de ce jeu guindé que feront exploser les cinéastes du nouvel Hollywood, actors studio ou autres équivalents de la nouvelle vague en France.

Au final, n'ayant pas la main sur la direction de son récit, puisque le producteur l'invite à un happy-end fade et une fin de convenance, le film reste la petite comédie ennuyeuse qui nous fait, certes, sourire mais est loin de pouvoir laisser un souvenir tenace.

La déception l'emporte sur le soupçon.

Note : 2/5

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6 novembre 2014 4 06 /11 /novembre /2014 07:22

indiscretions

 

Réalisateur : Georges Cukor.
Distribution : Katharine Hepburn, Cary Grant, James Stewart ...
Durée : 112 min.
 
Une riche bourgeoise divorce d'un riche mari qu'elle ne supporte plus, et se remarie à un riche homme parti de rien, mais également arrivé à rien, sans compter sur la jalousie du sus-mentionné riche ex-mari qui engage des (pauvres) reporters pour traquer la faille avant le mariage et l'exposer dans une presse à scandale.
Mais le triangle amoureux devient carré avec l'arrivée du reporter ...
 
Tout ceci est bien banal, et le scénario, volontairement prévisible, importe finalement peu dans cette grinçante et virevoltante comédie. Tout est ici prétexte à peindre au tendre vitriol une société de classe que l'argent n'épargne ni des tourments amoureux, ni des impasses existentielles. Principalement celles que Katharine Hepburn incarne avec talent. Son propre rôle. Celui de la belle, riche et froide star que l'âge accule mais qui cherche à laisser brûler un coeur ardent sous un bronze brillant mais fendu. Le rôle qu'elle avait interprèté des centaines de fois au théâtre et qui lui était d'ailleurs dédié.
 
La réplique n'en est pas moins brillante puisque Cary Grant et James Stewart sont de la partie interprétant respectivement le bel homme jaloux, avisé et autonome, et le jeune prétendant, rêveur et maladroit.
Leur talent à jouer avec la même aisance des rôles dramatiques ou comiques est stupéfiant. Leur moindre haussement de sourcil nous fait rire.
Tout est fin, subtil et faussement lourd ou prévisible comme peuvent l'être certaines des comédies de cette époque. Situations absurdes, mesquineries et sous-entendus osés pour l'époque puritaine, tout est passé à la moulinette pour notre plus grande jubilation. Chaque personnage incarnant un archétype familial avec une étonnante capacité à la dérision et à la caricature. Jusqu'à la jeune soeur hilarante et surdouée.
 
Mais ce sont finalement les dialogues et leurs rythmes, dignes d'un groucho Marx, qui font de cette comédie un petit bijou drôle, attendrissant, juste et profond.
Un film qui n'a pas vieilli et témoigne des difficultés de chacun comme autant de fantasmes et projections qui n'agrandissent que plus encore le gouffre entre les désirs et une réalité frustrante.
La résolution est pourtant pleine d'espoir et de justesse.
Au final il s'agit d'une belle mise en abîme pour une société capitaliste américaine que l'argent va lentement boursouffler ainsi que son cinéma hollywoodien, qui pourtant témoigne ici de toute sa magie.
 
 
Note : 4/5
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Published by Ruben Falkowicz - dans Comédies
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 13:25
jackie



Réalisateur : Quentin Tarantino

Distribution : Pam Grier, Samuel L. Jackson, Robert Forster, Bridget Fonda, Robert de Niro, etc ...

Durée : 2h34

Jackie Brown est une hôtesse de l'air qui arrive dans la pleine maturité de l'âge. Sans carrière, elle est obligée de tremper dans les petites combines d'Ordell qui lui demande de faire passer de l'argent, ainsi que de la drogue, de ses escales au Mexique.
Coincée par la police elle va devoir collaborer et mener un double jeu.

Jackie Brown suit Pulp Fiction (1994), dans la filmographie de Tarantino.
Outre S.L. Jackson, on y retrouve les ingrédients du succès de Pulp, ainsi que ceux du cinéma de Tarantino en général.
Dialogues ciselés au couteau, situations absurdes ou ridicules, culture du flingue et musique aux petits oignons. 

Par ailleurs la complexité du scénario, brillamment ficelé par Tarantino, et la direction d'acteurs, dont on perçoit une impression de grande liberté dans les dialogues, toujours jouissifs, participent en grande partie au succès de ses films.

Précisons que le jeu, la présence et le charisme des acteurs, participant à l'aventure, sont toujours au top.
Samuel Jackson est cynique et inquiétant. Derrière sa manie de couper les cheveux en 4 et ses obsessions (le hamburger dans Pulp Fiction, les armes ici), on sent le psychopathe qui va vite déraper.
De Niro joue les loosers, les has been, avec un naturel impeccable. Contre emploi par rapport à ses films mythiques, c'est presque une mise en abime de ses personnages qui l'ont rendu célèbre et qui le rend ici irrésistiblement drôle.

Pam Grier est parfaite, super sexy et à la fois femme de la quarantaine ratée et en crise.

Bref tout ce qu'il fallait pour un bon cru mais le film s'il n'est pas déplaisant, ne fonctionne pas autant que l'on aimerait.
C'est le même constat qu'avec Inglorious Basterds évoqué récemment. Tarantino joue sur les mêmes ficelles. Si son talent est incontestable, on tourne ici en rond par rapport à un Pulp Fiction passionnant du début à la fin. Le film ne décolle jamais vraiment, le rythme est mou et le film assez long. 
Notre attention fout le camp et on finit par rater quelques éléments de l'intrigue.
Malheureusement c'est là dessus que Tarantino tisse son film et tente de faire naître une tension. Flashbacks, scènes filmées sous l'angle des différents protagonistes, etc ...

Heureusement la mise en scène et le jeu des comédiens sauvent le tout mais au final une pointe d'ennui et de déception.

Note : 2,5/5
 
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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 13:58
inglorious



Réalisation : Quentin Tarantino

Distribution : Brad Pitt, Christoph Waltz, Michael Fassbender, Mélanie Laurent, etc ...

Durée : 2h33

Durant l'occupation, Tarantino revisite l'histoire et confie à ses "basterds" le soin de casser du nazi.

On sait que Tarantino ne craint rien et certainement pas, à notre plus grand plaisir, de s'emparer de l'épisode le plus sombre de notre histoire, à savoir l'occupation durant la seconde guerre, et de le remodeler à la façon d'un western spaghetti...
Le plus irrévérencieux, et donc la réussite du film, est de ne pas prétendre à l'utilité publique. Inglorious Basterds est pour lui un immense terrain de jeu où il va afficher plus que jamais son amour pour le cinéma et l'ambition de divertir avant tout le spectateur.

Son plaisir étant communicatif, et puisqu'il s'en donne largement les moyens, le film est jubilatoire, certaines scènes sont brillantes et hilarantes, les dialogues, comme toujours, aux petits oignons. Disons aussi qu'il s'entoure d'acteurs tous meilleurs les uns que les autres.
Brad Pitt, comme chez les frères Cohen avec Burn after reading (2008), montre tout son potentiel comique, et même lorsqu'il surjoue il n'en est que meilleur.
L'interprétation de Christophe Waltz relève de la performance, qui lui vaut la palme d'interprétation masculine, et nous fait découvrir tout le talent d'un acteur restreint jusqu'alors au petit écran.
Notons aussi la présence de Michael Fassbender qui prouve une fois de plus qu'il est l'un des meilleurs acteurs actuels puisqu'il avait littéralement crevé l'écran dans le terrifiant Hunger (2008) de Steve Mc Queen, ainsi que dans Fish Tank (2009), brillant film d'Andrea Arnold.

Tarantino fait appel à son pote Eli Roth qui avait déjà joué dans le délirant Grindhouse (2007), et qui confirme la passion de Quentin pour le cinéma d'horreur et la série Z puisque Roth est le réalisateur du terrible Hostel (2005).
C'est également Roth qui réalise le film Nation's Pride projeté dans la scène finale.

De manière générale, et c'est ce qui peut sembler hermétique pour certains ou lassant pour d'autres, le cinéma de Tarantino devient un concentré de références ou de clins d'oeil au cinéma qu'il surconsomme, de tous les genres qu'il affectionne comme le western ou les séries Z et des scènes mythiques des plus grands films comme ceux de Leone.
Un cinéma donc qui s'adresse de plus en plus aux cinéphiles avertis mais qui peut sembler à présent s'essouffler, tourner en rond ou devenir une caricature de ce qu'étaient les Pulp fiction ou Kill Bill. 

Evidemment son talent reste intact et le film fonctionne parfaitement, même si au départ il souhaitait réaliser une mini série et que le long métrage s'en retrouve un peu morcelé, mais la question est de savoir ce que Tarantino veut dire et comment va t il le faire à présent...

Par ailleurs ce qui fait notre délectation dans ses films ce sont les dialogues qui tournent autour de tout et de rien avec pour moi l'apothéose dans True Romance (1993) et la scène mythique entre Denis Hopper et Chritopher Walken.
Dans Inglorious Basterds ces dialogues tirent en longueur, ne générent plus vraiment la même tension si ce n'est au début lorsque Waltz traque une famille chez l'agriculteur.

Enfin le rôle du méchant distingué, poli et cultivé commence à devenir redondant, et la prestation de Waltz perd petit à petit de sa fraîcheur au cours du film.
Néanmoins si sur la forme il y a à redire, sur le fond je trouve prétentieux de condamner la vision historique de Tarantino, de la taxer de néo-nazisme ou d'antisémitisme, sous prétexte qu'il choisit l'absurde, le burlesque et le cynisme et transforme l'histoire pour délirer comme il en a la liberté et l'envie.

Au final certainement pas du meilleur cru mais tout de même jouissif et talentueux.

Note : 3/5



 
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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 19:37







Réalisateur : Riad Sattouf.

Distribution : Vincent Lacoste, Anthony Sonigo, Emmanuelle Devos, Noémie Lvovsky ...

Une tranche de vie. L'adolescence dans toute sa splendeur.

J'ai été un peu déçu par Les beaux gosses. Non que j'en attendais beaucoup, mais par rapport à la comédie annoncée, je pensais m'en payer une bonne tranche. 
Je suis en général assez bon client des comédies à l'humour graveleux comme celles d'un Judd Apatow : Superbad (2007), Knocked up (2007), etc ...
Les beaux gosses est une caricature, exagérée à mon sens, de l'adolescence, des injustices et souffrances d'un âge ingrat, le tout traité avec dérision, truculence et une pointe de vulgarité.

La qualité du film est de ne jamais se prendre au sérieux, de n'afficher aucune ambition, aucune prétention d'être une analyse sociologique des jeunes, même s'il contient une grosse dose de vérité. Une réalité qui a dû faire frémir bon nombre de spectateurs et qui a dû rappeler de doux souvenirs à d'autres. 

De ce point de vue, le film est rafraîchissant car il se pose en antithèse de toutes ces comédies chics autour d'adolescentes issues de la bourgeoisie des beaux quartiers : la boum (1980), Lol (2006), etc ... (Sophie Marceau avant et après).
Volontaire ou pas, il y a d'ailleurs une savoureuse scène de fête dans un appartement chic qui pourrait être un clin d'oeil à ces films.

On aurait toutefois préféré un juste milieu entre ces 2 réalités extrêmes.

Les rôles principaux sont incarnés par des garçons aux gueules improbables, qui nous font rire au début, mais nous agacent rapidement, surtout le premier, tellement niais et tête à claque. Son compère est assez formidable car on sent qu'il est au naturel ...
Riad Sattouf nous présente les garçons adolescents comme des crétins écervelés ne pouvant faire preuve d'aucune réelle émotion, incapables de communiquer et juste guidés par leur organe naissant, contrairement aux filles qui seraient inaccessibles et matures.

Il y a du vrai, mais à ce point ...

Il tente d'ailleurs de nous faire le portrait d'un looser qui sortirait finalement avec les plus belles de son collège et deviendrait un tombeur malgré lui.
Tout ceci n'est plus cohérent ou crédible, et dessert le portrait d'une adolescence plus tourmentée et complexe.

Mais soit. Le film doit être plus considérée comme une grosse farce et de ce point de vue quelques scènes sont assez réussies notamment grâce à la présence de Noémie Lvovsky, complétement dingue en mère irresponsable ou Emmanuelle Devos, qui ramène une petite touche de singularité et grosse dose de talent.
Quelques joyeuses trouvailles comme ces catalogues de la redoute issus d'un autre temps et qui contribuent à l'esthétique un peu passée du film. Touche naïve, mais peu réaliste quand les ados passent leur temps sur des sites internet peu recommandables ...

Mais dans l'ensemble, à force de poser la loupe sur les boutons d'ados, Sattouf lasse, les gags, qui tournent en boucle trop souvent autour de la masturbation, ne font plus rire et le rythme chute, d'autant qu'il n'y a pas vraiment d'histoire ou de fil conducteur mais plutôt une suite de sketchs.

Au final une bonne idée, mais un film un peu moche et limité qui, cependant, à côté de cinéman, Rose et noir ou Trésor est une oeuvre d'art ...

Note : 2,5/5
  
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 18:30






Réalisateur : Michel Hazanavicius.

Distribution : Jean Dujardin ... 


Hubert de la Bath, connu sous le nom de code OSS 117, part en mission au Brésil afin de négocier des microfilms compromettants avec des nazis impliquant les français ayant collaboré durant l'occupation. Au péril de sa vie, le plus célèbre agent va partager l'aventure avec une séduisante agent du mossad et sauver sa peau des chinois qui souhaitent se venger d'une histoire passée ...

Du grand n'importe quoi en perspective !

En plus d'être une parodie désopilante de tous les films de genre que nous connaissons (James Bond, films d'espionnage, films français des années 60 avec des dialogues à la Audiart), c'est surtout son irrévérence, son politiquement incorrect qui donne, dans ce film, une bouffée d'oxygène, aujourd'hui où les tabous verrouillent les sujets sur lesquels il est possible de rire ou pas.

Hubert de la Bath, vieux con réac,  à notre grand bonheur, frôle avec le racisme, l'antisémitisme et la misogynie. 
Jean Dujardin est formidable. Il en fait des tonnes, appuie à chaque fois là où ça fait rire, et chacune de ses mimiques à la Sean Connery est tournée vers le burlesque, le dérisoire, le ridicule. 

Un film généreux que l'on sent avant tout pour la jubilation du spectateur, des acteurs et dans un morne paysage de la comédie française c'est plutôt salutaire. 
Cependant derrière l'outrance du film, il y a la nuance, le subtil qui s'adresse au cinéphile et ses références ( sueurs froides, vertigo, l'as des as etc ...)

Jean Dujardin, qu'on aime ses films ou pas (
Brice de Nice ...) est surdoué dans tout ce qu'il entreprend. Pour cette raison, Lucky Luke (2009) est plus que prometteur.

Pour résumer l'esprit de cette comédie j'évoquerai notre super héros au volant d'une corvette en train d'essayer, maladroitement, de faire son créneau alors qu'une horde de nazis l'attend.

C'est bath ! 

Note : 4/5 
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