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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 04:22


 

Réalisateur : Justin Lin

Distribution : Chris Pine, Zachary Quinton Karl Urban, Simon Pegg ...

Durée : 122 min
 

La suite des aventures de l'U.S.S Enterprise aux confins de la galaxie.

Il s'agit du 3ème volet de cette nouvelle franchise. Les deux précédents ayant été tournés par J.J. Abrams lequel, accaparé par Star Wars, a passé le relai gardant toutefois un oeil sur la production.

Sans comparer ces deux univers mythiques de la S.F. dans lesquels chaque geek marquera sa tendance, comme d'autres choisissent entre les beattles ou les rolling stones, force est de constater que star trek ne prétend pas au même impact sur des générations de fan que ne le fait star wars.
Après un premier volet intéressant où Abrams plantait le décor et installait les personnages, campant les célèbres protagonistes de la série, les 2 suivants n'ont plus grand chose à raconter. Ils renvoient d'ailleurs à l'ennui que pouvaient susciter les épisodes de la série, à une époque où l'on se contentait des moyens techniques du bord, et qui puisaient ainsi leur charme dans cette désuétude qui nous rend nostalgique aujourd'hui, comme peut le faire également Cosmos 1999.

Mais c'est précisément cela qui  pose problème ici : malgré la débauche de moyens techniques l'ennui demeure, l'esthétique du film restant terriblement artificielle, avec des déguisements, des maquillages qui semblent déjà tendre vers la même désuétude.
Les images de synthèse lissent toute aspérité, nous gardant à distance de ce que vivent les personnages, de même que leur psychologie morne faite de poncifs ou morales qui laissent sans voix : "c'est la mort qui nous permet de rester en vie" ou "l'union fait la force". Même un Simon Pegg devient fade et insignifiant, ce qui semble être désormais sa tendance lorsqu'il s'éloigne de Nick Frost.
Un consensus moral donc, fait de bons sentiments, qui aggrave une intrigue sans intérêt composée des traditionnels rebondissements prévisibles, trahisons et tentatives du méchant à vouloir contrôler l'univers.

C'est étonnant à quel point aucune imagination ou innovation ne semble pouvoir intéresser l'industrie du cinéma dans ce type d'entreprise et comme le film se termine sans que l'on ait jamais eu l'impression qu'il ait commencé.

Tout cela dans un esprit des plus sérieux, puisque toute tentative d'humour ne dispose d'aucune aspérité à laquelle s'accrocher.

Note : 1,5/5

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 09:44

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réalisateur : Christopher McQuarrie

Distribution : Tom Cruise, Rebecca Ferguson, Jeremy Renner, Simon Pegg ...

Durée : 131 min

 

J'ai bien essayé de trouver un pitch à résumer mais l'exercice semble impossible tellement l'intrigue est confuse et surtout  parce qu'on s'en fout.
Toutefois, précisons tout de même que le grand et immortel Ethan Hunt va rencontrer son pire ennemi, voire son idole, le responsable de toutes ses misères qui n'est autre que le fondateur du Syndicat dont, une fois encore, on se cogne.
Moi en tous cas et sans complexe.

Et tant mieux !
Disons le d'emblée, Rogue nation, 5 ème volet de la franchise, n'a pas été réalisé pour nous faire réfléchir ou décrypter son intrigue. Il s'agit d'un divertissement total, un spectacle.
J'ai bien essayé de résister et d'être un minimum critique sur l'improbabilité de la majorité des scènes, mais au moment où Tom Cruise conduit à l'envers dans les ruelles d'Agadir, et qu'une pointe d'humour, rarissime avec cet acteur, perce à ce moment là, j'ai lâché prise et compris qu'il pouvait même y avoir de la dérision et qu'en tous cas c'était le pied.
L'humour est un ajout capital dans la saga. Simon Pegg, célèbre acteur du grand Shaun of the dead, était déjà un progrès mais sous exploité. Alors, loin de me taper sur les cuisses ici, je me suis surpris, presque honteusement, à rire franchement à certains moments.
Trop de tension peut-être …

Les exploits sont tous époustouflants, la bravoure de Tom Cruise sans limite , et la caméra virevoltante. C'est de la danse, du ballet, comme cette scène à l'opéra ou la performance sous-marine pendant laquelle on se cramponne fermement au canapé (ou à toute autre chose).

Finalement le film ressemble terriblement à un jeu vidéo dont nous ne sommes pas le héros, dans lequel il faut passer tous les niveaux, en moto (sans casque), en avion, en voiture, sous l'eau, sans se tuer, pour atteindre le boss final.

Mission impossible, la série, n'est plus qu'un lointain souvenir et même James Bond, dont se rapproche le héros, paraît parfois comme un playmobil dans un lavabo …

Le réalisateur, scènariste de Usual suspects, et réalisateur de l'excellent Edge of Tomorrow, sans être un artiste, est un très bon artisan.
Débauche de technologie, débauches d'effets spéciaux , débauche d'argent. Pas ou quasi plus d'intrigue amoureuse encombrante, pas de temps mort et plus de gras qui pouvait subsister dans les pénibles opus précédents.
Jusqu'à la scène finale, la rencontre tant attendue. mission impossible 5 est largement le meilleur de la série.
Je ne boude pas mon plaisir.

 

Note : 3,5/5

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Published by Ruben Falkowicz - dans Action - aventure
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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 18:53

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Réalisateur : Mike Newell

DistributionJake Gyllenhaal, Gemma Arterton, Ben Kingsley, Alfred Molina

Durée : 116 min

 

Dastan, recueilli alors qu'il était enfant par le roi de Perse, est accusé à tort d'être responsable de la mort de ce dernier. Il s'enfuit avec l'aide de Tamina, belle princesse et gardienne d'une étrange dague capable de remonter le temps et responsable de toutes les convoitises et menaces les plus terribles ...

Ce nouveau blockbuster revêt une saveur toute particulière pour les vidéogamers (dont je fais partie), puisqu'il met en scène à l'écran l'un des jeux les plus mythiques. Prince of persia, synonyme d'aventures, de cascades mais aussi de féérie et d'exotisme. Mike Newell se devait ainsi d'être à la hauteur vis à vis de ceux qui le scrutaient avec un certain scepticisme.

Le jeu a d'ailleurs été adapté fidèlement dans l'un de ses volets, Les sables du temps, qui marquait déjà une grosse claque aussi bien au niveau scénaristique que technique. On peut alors s'interroger sur l'intérêt d'adapter un jeu qui constituait déjà à sa sortie, en quelque sorte, un film interactif où les possibilités de contrôle du héros était hallucinantes.

C'est inévitablement le constat implacable qui s'impose : en dépit de moyens colossaux, du concours de Jordan Mechner, créateur du jeu, d'effets les plus spéciaux ou d'acteurs bankables, cette adaptation ne fonctionne pas ! Débauche d'effets numériques, ce qui marquait une prouesse dans le jeu, devient ici redondant, visible et artificiel. Certes on peut accorder à Newell la fidélité à l'histoire, à l'esprit d'un univers haut en couleur, mais était-ce là l'essentiel ? Le scénario est bien ficelé et l'histoire des plus passionnantes, mais le film est vite ennuyeux, l'action et les cascades, en dehors de quelques moments savoureux, répétitives et lassantes. 

Les acteurs... Parlons des acteurs.  Jake Gyllenhaal, jouant les princes cabotins, chien fou et immature, manque terriblement de charisme. En dehors de ses acrobaties et de ses mêches rebelles, il n'y a rien en lui qui ne soit plat et creux. Gemma Arterton, à la beauté indiscutable, est froide, bavarde et rapidement pénible avec ses superstitions et mièvreries. Ce couple infernal est d'ailleurs agaçant, à se lancer des piques ou se chamailler sans aucune tension amoureuse ou encore de séduction de part et d'autre. On connait évidemment d'avance l'issue idyllique de cette rencontre, mais rien ne les rend attachants, au contraire ... 

Seuls Ben Kingsley, acteur terrible et Alfred Molina, drôle et burlesque, apportent un peu de densité dans ce casting assez navrant et pour le coup sans exotisme.

Bref, Mike Newell, qui avait pourtant été aux manettes du formidable Donnie Brasco (1997), peut en faire des tonnes à l'issue d'une action poussive et linéaire, pétrie de manichéisme et de bons sentiments, il ne nous rattrape pas du gouffre d'ennui dans lequel on sombre doucement mais sûrement. Mais peut-être la qualité de Donnie Brasco tenait elle en grande partie aux acteurs (Paccino, Depp) et au scénario finement ciselé.

La seule audace du réalisateur est d'évoquer les armes de destructions massives mais, ici encore, le ton est tellement convenu et non subversif que l'on peut passer à travers.

Un film qui ne réussit qu'à calibrer son écran si ce n'était fait, et qui ne nous emmène nulle part si ce n'est au lit ...

 

Note : 2/5

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 10:44

demineurs



Titre original : The hurt locker

Réalisation : Kathryn Bigelow

Distribution : Jeremy Renner, Anthony Mackie, Brian Geraghty

Durée : 2h11 

Le film décrit de façon spectaculaire le quotidien des démineurs plongés dans l'enfer de l'Iraq, leur addiction au danger, ainsi qu'à la guerre, mais aussi les dégâts psychologiques profonds qu'ils subissent de plein fouet englués qu'ils sont dans un conflit sans issue...

L'engouement général qu'a pu susciter le film, ainsi que les prix raflés aux Oscars (ce qui du reste n'est pas gage de qualité) me laissent perplexe et m'incitent à désarmorcer ce film choc aux images certes, spectaculaires, mais souffrant à mon avis d'un grave manque de vision politique objective et en tous cas d'un replis sur la culpabilité américaine qui tente encore de s'affirmer ou justifier ce genre de glorification.

Il est indéniable que Kathryn Bigelow (ex-femme de Cameron reparti bredouille avec Avatar) maîtrise son sujet sur les plans techniques et narratifs. La scène introductive nous plonge d'emblée dans la tension extrême à laquelle se livrent complètement ces hommes sacrifiés sur le terrain de l'idéologie américaine, nous saisit par la peur que génèrent ces situations extrêmes et explosives, et en même temps évoque le paradoxe de l'adrénaline qui alimente l'engagement de ces soldats et obscurcit leur esprit.

On ne peut dénier le fait que chaque évênement, chaque situation, surtout lorsqu'il s'agit d'une guerre, ou plutôt d'une invasion comme celle qui a contribué au déclin impérialiste américain, mérite que l'on s'y arrête, que les affres du conflit, théâtre de telles émotions, doivent donner lieu à une introspection psychologique de ceux qui en sont les acteurs, une plongée au coeur des entraille de l'horreur.

On ne compte plus les films qui ont entrepris ce voyage post-Vietnam Apocalypse Now (1979), Platoon (1986), Casualties of war (1989) et citons l'excellent Voyage au bout de l'enfer (1978).

Récemment le même travail était entrepris par Ari Folman, en rapport avec la guerre du Liban, avec son affreux Valse avec Bachir (2008).

La tentative est hautement salutaire que de se regarder le nombril, se remettre en question et tenter de trouver les réponses à des dérives collectives, de faire abstraction de toute morale, manichéisme ou politiquement correct et mettre les mains dans le cambouis.

Kubrick avec Les sentiers de la gloire (1957) ou Full metal jacket (1987) déconstruit le mythe du soldat, met à nu ses protagonistes et décrit la folie des hommes et l'absurdité totale de la guerre. 

Rares sont donc ceux qui arrivent à dégager un point de vue assez pertinent dans la forme ou la mise en abime du contexte pour faire naître une réflexion pédagogique suffisamment efficace ou objective.    

Démineurs ressemble à une vaste propagande pour l'armée américaine, et si son propos est l'empathie envers les hommes engagés dans le conflit, il ne peut faire l'impasse sur "l'autre" totalement absent ou pire, décrit comme l'ennemi fourbe et mauvais assoiffé de sang. 

Les Oscars sont ils une vaste opération de déculpabilisation patriotique envers un pays malade et schizophrène? Alors oui, le personnage principal finit rapidement par pêter  un cable, mais Bigelow n'en fait rien et surrenchérit dans la haine et la colère. La scène où il débarque chez un professeur pour trouver l'enfant auquel il s'était attaché, achève de nous écoeurer et ne décrit pas vraiment de prise de conscience ou d'évolution comme on semble vouloir nous le faire croire. Elle se tire une balle dans le pied avec son long métrage qui n'est rien d'autre qu'un film d'action à l'instar de la série 24 lorsque celle-ci s'acharne sur le terrorisme pour ne jamais avoir à appréhender l'envers du décors.

Sur la réalisation, les scènes sont répétitives, et nous prennent plus de 2 h en otage aux côtés de ces hommes antipathiques et gonflés aux hormones. Le film s'essouffle et on se lasse rapidement.

Grosse déception...

Note : 1,5/5



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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 18:12
after



Titre original : After the rain

Réalisation : Takashi Koizumi

Distribution : Akira Terao

Durée : 1h31

L'histoire d'un ronin, ou samourai sans maître, bloqué dans une auberge en raison de pluies torrentielles, qui est à la fois pris d'affection par les villageois locaux sans ressources, à qui il donne toute sa compassion, mais également victime des jalousies que suscite sa possible nomination au poste de maître d'armes par le seigneur du fief local.

A l'origine after the rain devait être le dernier film du grand Akira Kurosawa. Il en avait écrit le script, préparé la pré-production ainsi que les costumes. Malheureusement sa mort l'empêcha de démarrer le tournage et c'est son fidèle collaborateur depuis 25 ans, Koizumi, qui décida, en sa mémoire, ainsi que dans un souhait de montrer l'oeuvre tel que l'avait imaginé le maître, de réaliser le film.

Il est impossible d'imaginer quelle aurait été la tonalité du film de Kurosawa, alors au terme de sa vie, s'il avait pu aboutir son projet, mais celle de Koizumi est d'une légèreté, d'une fraîcheur, ainsi que d'une humilité incroyable. L'attitude de ce dernier traduit, d'ailleurs, parfaitement le propos du film qui parle du coeur humble d'un homme, de sa déférence et son respect profond à ses maîtres ainsi que de sa qualité à transcender les choses.

Il ne faut pas attendre de combats épiques, ou d'action débridée, même si la scène des duels est passionnante, mais plus des instants d'introspection, de méditation, de contemplation de la part d'un homme qui se demande quel est finalement le sens de sa vie, toute emprunte qu'elle est des codes et coutumes que sont celles d'un samourai. Il est partagé entre son extrême déférence, sa bienveillance, parfois insultante pour les autres, et sa vie de ronin errant, pétri de doutes, qui se cherche, ainsi que le contrôle de soi, et se remet constamment en question. Il trouve la paix grâce à l'amour et l'acceptation complète de ce qu'il est par sa femme, délicatement présente.

On en apprend de fait beaucoup sur nous-mêmes, nos colères, nos désirs, nos frustrations et puis le samourai nous dit quand même que le sabre ne lui sert qu'à montrer l'imbécilité de nos coeurs. La lame est présente pour ne pas s'en servir et révéler l'âme de celui qui la porte.

Jamais aucune pesanteur, ou lenteur dans ce film qui passe comme une fleur.
Il doit d'ailleurs beaucoup de sa grâce à son humour et au jeu théâtral, voire caricatural, des acteurs.
Alors bien sûr, cela s'adresse aux amateurs du japon féodal, de la philosophie que l'on retrouve dans l'immense roman La pierre et le sabre ou tout simplement de la carrière de Kurosawa.
Mais after the rain est un film qui fait du bien et répond à cette phrase de Dale Cooper dans Twin Peaks " Toute chose, en son sein, est comme le ciel sans nuage".

Note : 4/5


 
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