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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 12:52

Total-Recall-Poster-1990.jpg

 

Réalisateur : Paul Verhoeven

Distribution : Schwarzi

Durée : 113 min

 

Douglas Quaid sent que quelque chose ne tourne pas rond dans sa vie terne et morose. Lui qui ne rêve que de Mars, il tente de convaincre sa femme d'aller s'installer là-bas, mais celle-ci fait tout pour l'en dissuader. Alors notre Schwarzi décide d'aller chez Recall, société qui vend du rêve en boite, pour se faire implanter quelques juteux souvenirs liés à cette planète. Mais les choses ne se passent pas comme prévu et il finit par découvrir sa véritable identité...


Il est bon de régulièrement revisiter des films cultes surtout lorsqu'il s'agit de science-fiction, aussi bien pour la nostalgie de notre vieux Schwarzi mais surtout pour comprendre les enjeux d'une époque, comment l'on fantasmait ou se projetait dans le futur et de quels moyens disposait le réalisateur pour y parvenir. De manière générale, les films qui traversent le temps sans trop de dégâts sont justement ceux qui abordent une problèmatique universelle et qui tapent juste niveau anticipation.

Ici c'est le thème de la manipulation des esprits, de l'individualisation d'une société, orientée vers la surconsommation à outrance, de l'implantation et commercialisation de souvenirs factices pour aller jusqu'à la privatisation de l'air sur Mars contrôlée par un homme aux pleins pouvoirs. Tout ceci fait de plus en plus écho à notre ère et aux enjeux de vie d'une société schlérosée et ultra libérale obsédée par la surveillance et la sécurité.


Verhoeven aux manettes, il est rare que l'on soit déçu ou que le film nous laisse indifférent. On retrouve le cynisme et l'humour du réalisateur de Starship Troupers (1997), avec un univers singulier que le temps n'a pas complètement décrédibilisé même si l'aspect carton pâte se fait sentir. L'imagination bat son plein et l'ambiance rappelle celle des créatures loufoques que l'on rencontrait dans Star wars ancienne époque dans le bar louche et malsain. L'univers très organique, n'est pas sans rappeler le cinéma de Cronenberg (ExistenZ ou Videodrome), lequel devait d'ailleurs au départ réaliser le film. 


La trame est clairement divisée en 3 parties assez inégales. La première s'intéresse aux doutes du héros, à sa relation avec Lori, sa femme, interprétée par la sublime Sharon Stone alors très jeune, et à la description d'un univers complètement futuriste. Ensuite c'est l'arrivée sur Mars et la quête de la vérité pour arriver à la traque finale et le face à face avec le big boss, partie certainement la moins intéressante mais incontournable dans la forme des films de cette époque. 

Il s'agit donc bel et bien d'une tentative de réflexion qui devient toutefois prétexte pour déployer le bon film d'action comme le justifie la présence de Schwarzi, icone de ces films des années 80.

Evidemment l'action est surjouée, théâtrale, caractéristique de cette époque, et peut faire sourire, mais le scénario est quand même costaud, bien ficelé, la réalisation solide et le ton déjanté, drôle et un poil cruel. 


Un bon film pour un dimanche soir


Note : 3,5/5

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Published by Ruben Falkowicz - dans Science fiction - fantastique
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commentaires

David 22/09/2010 21:56


Ton rapprochement de Total recall avec existenZ est très juste ; et le film de Cronenberg est autrement plus angoissant, peut-être parce qu'il n'a pas eu besoin de prendre le prétexte d'une évasion
sur une autre planète, pour parler de l'aliénation mentale. En tout cas le film de "Schwarzi" que je préfèrerais plutôt revoir serait Terminator. Sinon j'attends un article de ta part sur un film
de Sam Peckinpah, d'accord ? Là je suis en train de voir Par Garrett And Billy The Kid... avec Bob Dylan !


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