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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 11:10

wrestler

 

 

Réaliateur : Darren Aronofsky

Distribution : Mickey Rourke, Marisa Tomei, etc...

Durée : 1h49


Randy the Ram est une ancienne star du catch professionnel.                                                 Aujourd'hui hasbeen, peinant à joindre les 2 bouts, il tente de survivre de petits boulots et pauvres spectacles de secondes mains. Seuls lui permettent encore de tenir sa proximité avec Pam, stripteaseuse, sa volonté de reconquérir le coeur de sa fille et son amour pour le public.

The wrestler consacre le grand retour de Mickey Rourke dans un rôle taillé sur mesure pour ce film aride et percutant. Evidemment ce qui saute aux yeux, par ailleurs assez troublant, est que le rôle de ce catcheur qui ne lâche jamais l'affaire, même abandonné de tous, dans les pires moments, se confond complètement avec la vie de l'acteur, houleuse, ingrate et cruelle pour celui qui fût la coqueluche des années 80.

Pourtant la réussite du film, même si avec un autre eût été moindre, ne tient pas uniquement au talent ou au naturel avec lesquels Rourke se met dans la peau du "bélier".

En premier lieu le sujet, et donc le scénario, constituent, à mon sens, un gros point fort. Prendre ce sujet aussi peu sexy qu'est le catch, afin d'explorer l'envers du décor et le rendre intéressant, humain, voire touchant, était une gageure pour Aronofsky.

On perçoit à quel point, en plus d'être un spectacle où tout est joué, mais où les participants sont loins de faire semblant, se livrant à fond tels des gladiateurs pour le simple bonheur du peuple, c'est avant tout un sport où ils doivent s'entraîner, se brûler et sacrifier leurs corps, meurtris, parfois handicapés et mutilés, pour être à la hauteur justement du spectacle. D'où notre méconnaissance du milieu, n'y voyant qu'un simple exutoire pour des hordes de sauvages ou le show artificiel et vulgaire de brutes, on découvre au contraire un milieu solidaire, difficile et ingrat, où la tendresse entre les sportifs prime sur la compétition. On est presque stupéfait de voir ces colosses s'inquiéter du sort de l'autre ou se féliciter pour le spectacle à l'issue de ce qui semblerait être une boucherie.

Là où l'on aurait pu craindre un film ostentatoire et spectaculaire, de la part du réalisateur de Requiem for a dream (2000), The Wrestler est au contraire sobre, intimiste à l'image de Rourke qui ne cabotine jamais, est tout en douceur et abnégation. Les larmes de ce dernier sont bien plus touchantes et efficaces que n'importe quel effet, car on ne sait pas si c'est Randy the Ram ou Mickey qui pleure. Complètement boulversant ...  On est alors plus proche du documentaire que de la fiction. De sa traversée du désert, il en aura puisé une maturité étonnante, loin de ce que l'on évoquait dans Barfly. 

De même que les rapports avec sa fille, ou son amitié intime avec cette strip teaseuse, toute aussi esseulée, magnifiquement interprétée par Marisa Tomei, le film avance avec douceur, mais non sans violence. Celle-ci jamais gratuite car fidèle à ce que vivent ces hommes dont les blessures intérieures sont bien plus profondes que celles montrées à l'écran, et c'est la grande réussite du film et la majestuosité de Rourke, acteur et homme, qui porte le rôle de ce catcheur au sommet pour un dernier baroude d'honneur dans une scène finale incroyable... 

Note : 4,5/5

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Published by Ruben Falkowicz - dans Drames
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