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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 13:46






Réalisateur : Jim Sheridan

Distribution : Paddy Considine, Samantha Morton, Sarah Bolger, Emma Bolger, Djimon Hounsou.

L'histoire d'un famille irlandaise qui tente de surmonter la perte d'un enfant et d'envisager une nouvelle vie  à New-York.
Un récit qui revêt un caractère  autobiographique pour Jim Sheridan.

J'ai eu assez peur au début du film, pétri qu'il semble de bonnes intentions et de complaisance autour de ses personnages. On frôle la mièvrerie et le scénario est assez prévisible, le réalisateur choisissant  de dévoiler rapidement l'histoire sans intrigue ou même zone d'ombre : l'ennui laisse poindre le bout de son nez ...
Je m'en veux déjà de m'être laissé avoir par je ne sais plus qui !

Le titre rappelle évidemment America America (1963) de Kazan et je me dis que Jim Sheridan va dresser une satire de la société et du rêve américains, qu'on en est revenu de cette image qui veut qu'aux Etats-Unis tout soit possible et que cette famille risque d'en faire les frais ...

Il est cependant assez décevant de constater que le film ne donne lieu à aucun regard critique, lorsque l'on connait le contexte social actuel dans ce pays pour chaque individu, chaque immigré, et l'on doute des facilités qu'a cette famille pour trouver un logement, malgré ses difficultés apparentes pour s'en sortir.

L'histoire reste donc focalisée sur ses protagonistes sans  dégager un propos plus général.
Jim Sheridan avait d'ailleurs déjà eu des difficultés à élever son film au-delà du simple cas particulier dans The boxer (1997) où, bien que traitant du conflit en Irlande, il en restait finalement autour du mélodrame qui se jouait entre Emily Watson et Daniel-Day Lewis. Je n'avais malgré tout pas boudé mon plaisir.

Alors je garde patience en me disant que c'est un choix et qu'il faut plus envisager In America comme un conte moderne racontant la perte et le deuil que comme un message sur l'intégration sociale (enfin, je ne me dis pas ça pendant le film, mais après coup ...)

Le miracle finit par opérer et je me vois récompensé vers la seconde moitié du film, puique le réalisateur parvient à faire naître une tension dramatique avec l'arrivée d'un nouveau protagoniste et la relation du couple prend du coup un peu d'épaisseur dés lors que l'on sort du récit "carte postale". L'intrigue naissante nous éloigne ainsi du tire-larme menaçant du départ et l'on finit par être vraiment touché par cette famille.

S'il faut donner, certes, une mention spéciale à l'acteur incarnant Mateo, ce voisin inquiétant et chaman sur les bords, le film est littéralement porté, et c'est assez rare pour le signaler, par les 2 petites filles boulversantes de sincérité et de maturité. 
Paddy Considine, que l'on retrouvera dans l'excellent Dead man's shoes (2004) moins consensuel et plus impressionnant, reste impeccable dans le rôle de ce père éteint, ombre de lui-même. Samantha Morton par contre ne témoigne pas d'une palette expressive exceptionnelle ...

En conclusion, disons que In America est un film touchant qui fonctionne parfaitement, malgré ses gros défauts, et que si l'on est un minimum bon public on peut y aller sans complexe.

Note : 3/5





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Published by Ruben Falkowicz - dans Drames
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commentaires

Ruben / Cinewicz 07/11/2009 16:04


Oui il a pas mal tourné avec DDLewis


Jérôme 07/11/2009 13:49


je ne connaissais pas du tout ce film, merci de le faire découvrir. De Sheridan, il me semble qu'Au nom du père est plus connu.


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