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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 09:09

revanche.jpg 

Réalisateur : Götz Spielmann

DistributionJohannes Krisch, Irina Potapenko, Andreas Lust, Ursula Strauss

Durée : 121 min

 

Alex et Tamara travaillent dans un bordel en Allemagne. Alex y est homme à tout faire et Tamara, sa compagne, prostituée... Alex cherche à convaincre celle-ci de changer de vie et pour cela entreprend le braquage d'une banque. Malheureusement celui-ci dérape et Tamara est tuée. Commence alors la traversée du désert pour Alex et le désir de vengeance ...

 

Revanche contrairement à ce qu'indiquerait son titre n'est pas un polar qui met en scène la vengeance d'un homme, sujet pourtant hautement jubilatoire, mais plutôt une réflexion sur la perte, le deuil, la culpabilité, le pardon, tout ce qui graviterait justement autour de celle-ci. 

Götz Spielmann nous parle du cheminement d'un homme qui sans le savoir va tenter d'accéder à la rédemption, celle des hommes, sans se flageller mais plutôt en se rapprochant de la nature et de son grand-père pour qui il commence à ressentir l'affection et la filiation.

Mais c'est également la passion avec une femme, qui n'est autre que celle de l'homme responsable de la mort se Tamara, qui va le sauver dans le don que celle-ci lui fait et dans l'empathie dont cet homme emmuré dans le silence avait besoin avant tout. 

 

La mise en scène est assez classique, la photographie trés belle, surtout lorsque Spielmann évoque la nature, et la narration fine et précise tout comme le sont les acteurs impeccables même si froids pour la plupart d'entre eux. Le film n'est d'ailleurs pas un déballage de bons sentiments, mais plutôt un récit débarassé de tout artifice qui va droit au but. Le portrait d'Alex est trés beau car loin de juger et sans complaisance, il arrive à décrire le chaos psychologique sourd qui nait dans l'esprit de cet homme brisé qui va malgré tout, petit à petit, trouver un sens à sa vie.

 

Sans choquer, Spielmann parvient à dépeindre des situations gênantes voire politiquement incorrectes, pourtant sans cynisme mais plutôt avec la volonté de présenter les hommes tels qu'ils sont. On pourrait y trouver une filiation avec le cinéma de Haneke, même si le classicisme et l'absence de procédé cinématographique nous en éloigne et que pour ce dernier, dans des films comme Benny's vidéo (1992) ou Le septième continent (1989), l'espoir disparaît au long du récit.

 

 Au final un film sobre, simple et beau qui permet une fine introspection.

 

Note : 4/5

 

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Published by Ruben Falkowicz - dans Drames
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