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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 12:29
noces



Titre original : Revolutionnary Road

Réalisation : Sam Mendes

Distribution : Kate Winslet, Leonardo DiCaprio

Durée : 1h59

Dans une banlieue formatée des années 50, aux USA, un couple se retrouve piégé par ses contradictions, ses limites, ses impossibilités à dépasser le quotidien morose qui le ronge.
Ses tentatives de rebellion face à une société figée n'empêcheront pas son déclin percutant...

La promo du film, à sa sortie, a clairement joué sur la reformation à l'écran du couple Winslet/Caprio, 10 ans après Titanic (1997).
Personnellement, n'étant adepte de ce film, je m'en suis tenu à la curiosité de retrouver 2 acteurs ayant pris de l'épaisseur et beaucoup de talent, surtout pour Winslet, confrontés à un rôle plutôt difficile et délicat. 
Il faut bien avouer que le résultat, tant au niveau de la mise en scène que de la prestation du couple titanesque, est à la hauteur du défi.

La bonne idée est de nous plonger dans les méandres de la relation dés le départ. Point d'illusion sur le coup de foudre, Mendes nous confronte d'emblée aux doutes et frustrations de chacun, dans une relation qui s'annonce sans illusions. Winslet, comédienne ratée, se projette sur son couple pour donner du sens à sa vie, tandis que Caprio souhaite s'en extraire et se réaliser professionnellement pour ne pas ressembler à son père.

L'un s'accroche à l'autre, dans ce couple qui sombre petit à petit (titanic ?), impuissant malgré ses sursauts pour échapper à l'hypocrisie et l'apathie d'une société puritaine et conformiste au possible.
Le réalisateur nous dépeint assez subtilement l'angoisse et la détresse des voisins, amis ou collègues, lorsque le couple modèle qu'ils fréquentent, menace de partir au bout du monde et donc de leur projeter pleine face la fadeur de leur existence.
Rien n'est vraiment exprimé en ce sens, mais on le lit clairement dans le regard des brillants acteurs.

Néanmoins on ne peut s'empêcher de retrouver les mêmes problématiques que celles qui habitaient american beauty (1999), l'illusion du couple et l'angoisse de rater sa vie, si ce n'est qu'ici aucune réelle audace dans la réalisation qui apparaît, au contraire, lêchée et lissée, tandis que la modernité traversait le premier film de Mendes.

Ce n'est plus l'image d'un couple qui se cherche mais plutôt celle de celui qui comprend qu'il ne se trouvera jamais. Mendes a la délicatesse de nous dire qu'aucune vérité n'est celle du couple. Tous les chemins mènent à Rome mais rare sont ceux qui trouvent le précieux équilibre.

Au final le film n'est jamais banal, mais n'amène rien non plus de neuf si ce n'est une prestation impeccable qui justifie largement de faire le déplacement.
Caprio continue à prouver qu'il est désormais quelqu'un avec qui l'on doit compter et non plus l'idôle des jeunes minettes et Kate Winslet rayonne d'un bout à l'autre.

Bergman était allé nettement plus loin avec scènes de la vie conjuguale (1973), mais il s'en était donné aussi les moyens ...

Note : 3,5/5
  

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Published by Ruben Falkowicz - dans Drames
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commentaires

stanislas borowitz 06/02/2010 12:54


le probleme avec di caprio aujourd'hui, c'est que lorsqu'on voit un film en VF , il n'ont pas changé sa voix qui est celle d'un ado ayant à peine mué.
ca donne un contraste assez desagréable avec ses roles qui sont plus que consistant .
Quand on regarde sa filmo , on s'appercoit a tourner avec que des grands:
wooddy allen, spielberg, scorsese, mendes cameron, agnes varda, baz lhurman,dannny boyle et nolan


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