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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 19:37







Réalisateur : Riad Sattouf.

Distribution : Vincent Lacoste, Anthony Sonigo, Emmanuelle Devos, Noémie Lvovsky ...

Une tranche de vie. L'adolescence dans toute sa splendeur.

J'ai été un peu déçu par Les beaux gosses. Non que j'en attendais beaucoup, mais par rapport à la comédie annoncée, je pensais m'en payer une bonne tranche. 
Je suis en général assez bon client des comédies à l'humour graveleux comme celles d'un Judd Apatow : Superbad (2007), Knocked up (2007), etc ...
Les beaux gosses est une caricature, exagérée à mon sens, de l'adolescence, des injustices et souffrances d'un âge ingrat, le tout traité avec dérision, truculence et une pointe de vulgarité.

La qualité du film est de ne jamais se prendre au sérieux, de n'afficher aucune ambition, aucune prétention d'être une analyse sociologique des jeunes, même s'il contient une grosse dose de vérité. Une réalité qui a dû faire frémir bon nombre de spectateurs et qui a dû rappeler de doux souvenirs à d'autres. 

De ce point de vue, le film est rafraîchissant car il se pose en antithèse de toutes ces comédies chics autour d'adolescentes issues de la bourgeoisie des beaux quartiers : la boum (1980), Lol (2006), etc ... (Sophie Marceau avant et après).
Volontaire ou pas, il y a d'ailleurs une savoureuse scène de fête dans un appartement chic qui pourrait être un clin d'oeil à ces films.

On aurait toutefois préféré un juste milieu entre ces 2 réalités extrêmes.

Les rôles principaux sont incarnés par des garçons aux gueules improbables, qui nous font rire au début, mais nous agacent rapidement, surtout le premier, tellement niais et tête à claque. Son compère est assez formidable car on sent qu'il est au naturel ...
Riad Sattouf nous présente les garçons adolescents comme des crétins écervelés ne pouvant faire preuve d'aucune réelle émotion, incapables de communiquer et juste guidés par leur organe naissant, contrairement aux filles qui seraient inaccessibles et matures.

Il y a du vrai, mais à ce point ...

Il tente d'ailleurs de nous faire le portrait d'un looser qui sortirait finalement avec les plus belles de son collège et deviendrait un tombeur malgré lui.
Tout ceci n'est plus cohérent ou crédible, et dessert le portrait d'une adolescence plus tourmentée et complexe.

Mais soit. Le film doit être plus considérée comme une grosse farce et de ce point de vue quelques scènes sont assez réussies notamment grâce à la présence de Noémie Lvovsky, complétement dingue en mère irresponsable ou Emmanuelle Devos, qui ramène une petite touche de singularité et grosse dose de talent.
Quelques joyeuses trouvailles comme ces catalogues de la redoute issus d'un autre temps et qui contribuent à l'esthétique un peu passée du film. Touche naïve, mais peu réaliste quand les ados passent leur temps sur des sites internet peu recommandables ...

Mais dans l'ensemble, à force de poser la loupe sur les boutons d'ados, Sattouf lasse, les gags, qui tournent en boucle trop souvent autour de la masturbation, ne font plus rire et le rythme chute, d'autant qu'il n'y a pas vraiment d'histoire ou de fil conducteur mais plutôt une suite de sketchs.

Au final une bonne idée, mais un film un peu moche et limité qui, cependant, à côté de cinéman, Rose et noir ou Trésor est une oeuvre d'art ...

Note : 2,5/5
  

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Published by Ruben Falkowicz - dans Comédies
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commentaires

Vlad 14/11/2009 21:42


Une comédie sympathique qui joue avec les stéréotypes tout en s'amusant.


Jérôme 14/11/2009 16:56


perso, j'avais été conquis. Je trouve le film drôle et les personnages attachants; après c'est une question de goût.
J'en avais fait un long papier dans la tribune. Si ça t'intéresse voici le lien : http://jeromebeales.wordpress.com/2009/09/02/les-beaux-gosses/


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