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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 13:25
jackie



Réalisateur : Quentin Tarantino

Distribution : Pam Grier, Samuel L. Jackson, Robert Forster, Bridget Fonda, Robert de Niro, etc ...

Durée : 2h34

Jackie Brown est une hôtesse de l'air qui arrive dans la pleine maturité de l'âge. Sans carrière, elle est obligée de tremper dans les petites combines d'Ordell qui lui demande de faire passer de l'argent, ainsi que de la drogue, de ses escales au Mexique.
Coincée par la police elle va devoir collaborer et mener un double jeu.

Jackie Brown suit Pulp Fiction (1994), dans la filmographie de Tarantino.
Outre S.L. Jackson, on y retrouve les ingrédients du succès de Pulp, ainsi que ceux du cinéma de Tarantino en général.
Dialogues ciselés au couteau, situations absurdes ou ridicules, culture du flingue et musique aux petits oignons. 

Par ailleurs la complexité du scénario, brillamment ficelé par Tarantino, et la direction d'acteurs, dont on perçoit une impression de grande liberté dans les dialogues, toujours jouissifs, participent en grande partie au succès de ses films.

Précisons que le jeu, la présence et le charisme des acteurs, participant à l'aventure, sont toujours au top.
Samuel Jackson est cynique et inquiétant. Derrière sa manie de couper les cheveux en 4 et ses obsessions (le hamburger dans Pulp Fiction, les armes ici), on sent le psychopathe qui va vite déraper.
De Niro joue les loosers, les has been, avec un naturel impeccable. Contre emploi par rapport à ses films mythiques, c'est presque une mise en abime de ses personnages qui l'ont rendu célèbre et qui le rend ici irrésistiblement drôle.

Pam Grier est parfaite, super sexy et à la fois femme de la quarantaine ratée et en crise.

Bref tout ce qu'il fallait pour un bon cru mais le film s'il n'est pas déplaisant, ne fonctionne pas autant que l'on aimerait.
C'est le même constat qu'avec Inglorious Basterds évoqué récemment. Tarantino joue sur les mêmes ficelles. Si son talent est incontestable, on tourne ici en rond par rapport à un Pulp Fiction passionnant du début à la fin. Le film ne décolle jamais vraiment, le rythme est mou et le film assez long. 
Notre attention fout le camp et on finit par rater quelques éléments de l'intrigue.
Malheureusement c'est là dessus que Tarantino tisse son film et tente de faire naître une tension. Flashbacks, scènes filmées sous l'angle des différents protagonistes, etc ...

Heureusement la mise en scène et le jeu des comédiens sauvent le tout mais au final une pointe d'ennui et de déception.

Note : 2,5/5
 

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Published by Ruben Falkowicz - dans Comédies
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commentaires

Stoun 21/03/2010 02:02


Mouais... pour moi, Jacky Brown peut plus facilement se comparer à Death Proof et à Inglorious Basterds qu'a Pulp Fiction car ce sont des films de genres. Tarantino se fait plaisir en rendant
hommage à un style qu'il affectionne particulièrement.
La blacksploitation pour Jacky, le burlesque avec les Basterds et le grindhouse avec Death proof.
C'est ainsi. Tarantino, avant d'être un réalisateur de génie étais un cinéphile absolut.
Je ne serait pas étonné qu'il nous ponde un western spaghetti un de ces jours...

Partant de ce postulat, force est de reconnaitre que Jacky Brown vaut mieux qu'un 10/20 par bien des aspects.


stanislas borowitz 20/03/2010 21:04


parfaitement d'accord .
Pour moi ce film est largement surévalué par une nuée de devots encore sous le choc de pulp fiction .
Cependant je suis tres fan des kill bill et à un degré moindre des basterds


David 19/03/2010 09:58


En me relisant, je voulais dire le "cinéma-pop" et non plus généralement "culture-pop".


David 19/03/2010 09:54


Ce que je perçois aujourd'hui, en revoyant les films de Tarantino, est ce paradoxe: à partir d'éléments déjà existants, d'influences évidentes (ce qui correspond peut-être à ton expression "même
ficelle") qu'il parvient à recycler avec facilité, il a réussi à créer un style très personnel ; il n'imite jamais: chacun de ses plans renvoie grossièrement à Hitchcock ou De Palma mais toutes les
cartes sont redistribuées, à un point tel qu'on peut reconnaître son style à chaque plan. Exemple, dans Inglorious, la scène de la taverne se terminant en fusillade, incroyable, seul Tarantino a pu
la filmer. Il a inventé la culture-pop: plus jubilatoire que du Hitchcock, comme la pop est plus immédiate que le classique.


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