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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 09:03







Titre original : The Parallax View
Réalisateur : Alan Pakula
 
Distribution : Warren Beatty, Paula Prentiss, William Daniels, Bill Rintels ... 

Les films traitant du climat paranoïaque d'une époque aux Etats-unis sur fond de conspiration du watergate et mettant en scène des investigateurs journalistes esseulés se battant contre un système qui les dépasse, sont légion dans le cinéma américain des années '70.
On pense au chef-d'oeuvre The conversation (1974) de Coppola qui remporte la palme du genre.
 
Alan Pakula, le réalisateur du présent film est un adepte du genre puisqu'on lui doit le très célèbre Les hommes du président (1976) avec Dustin Hoffman et Robert Redford qui traîte donc du complot du Watergate ( dont Ron Howard fera une suite excellente avec Frost/Nixon (2008), ou plus tard, l'Affaire Pélican (1993).

Dans le même genre, 25 ans après, le film de Michael Mann , The insider (1999) , avec Al Paccino et Russel Crowe reprend magnifiquement le flambeau.

L'histoire ici est donc celle d'un journaliste qui découvre, alors que tous les témoins de l'évènement décèdent mystérieusement, que l'assassinat d'un sénateur n'est pas uniquement le seul fruit d'un déséquilibré, mais bien une conspiration orchestrée par une société opaque qui recrute des tueurs : Parallax.

L'inconvénient de ces films est que, si le scénario est palpitant et précis au millimètre sur le papier, à l'écran le film apparaît rapidement très complexe et parfois peu compréhensible tant les ellipses semblent nombreuses et le rythme cinématographique difficile à installer.
C'est le type même de scénario qui devrait rester livre, car l'écrivain a toute la liberté de décrire les rouages d'un complot et la psychologie des personnages.

Pour autant le film de Pakula reste intéressant et certaines scènes brillantes tant elles amènent une rupture à chaque fois dans un rythme qui pourrait avoir raison du spectateur.
On sent le talent de mise en scène, la volonté, typique de l'époque, de ne pas nous mâcher le travail avec justement ces nombreuses ellipses et l'idée d'introduire à chaque fois le doute et l'ambiguité.
 
Warren Beatty est parfait dans son rôle de solitaire parfois un peu maladroit qui sent que son intuition est la bonne mais qui  au final n'a pas les moyens d'y parvenir.
Il nous rappelle John Travolta dans blow out (1981), même si là le film était assez lamentable ... 

Note : 3/5 

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