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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 04:18

 

Réalisateur : Stéphane Brizé
 

Distribution : Sandrine Kiberlain, Vincent Lindon, Aure Atika
 

Durée : 101 min

 

Jean est maçon. Il vit une existence des plus tranquilles et sereines avec sa femme et son fils jusqu'au jour où il rencontre l'institutrice de ce dernier pour laquelle il développe un sentiment fort et profond. Si la rencontre se fait rapidement entre les deux, les tourments de cet homme marié rendent leur histoire compliquée voire impossible. 
 

Mademoiselle Chambon est un film joli. 
Joli comme Sandrine Kiberlain qui irradie cette histoire de sa grâce et de sa beauté diaphane avec délicatesse, candeur, mais aussi un certain mystère.
 

Le film est à cette image : toute en délicatesse. La fragilité d'une liaison entre elle et Vincent Lindon. Rien n'est dit mais tout est suggéré comme les émotions des personnages qui se lisent dans leurs yeux et restent suspendues comme un souffle : notre souffle lors de cette scène où mademoiselle Chambon fait écouter un disque à Jean...
 

Stéphane brizé dit avoir été influencé par le film Sur la route de Madison.
Il contient effectivement cette même beauté dans l'impossibilité d'une rencontre qui a pourtant lieu, l'impossibilité d'un amour qui se déploie pourtant. Mais le mélo du film d'Eastwood fait place ici à la retenue, à la pudeur et au tact.

 

Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain sont certainement les acteurs les plus convaincants et à même de nous toucher rien qu'en étant ce qu'ils incarnent avec tant de réalisme et d'authenticité qu'ils donnent au film toute cette justesse nécessaire, permettant de se passer des excès ou des facilités dans lesquels aurait pu se perdre Brizé.

Tout semble les séparer : leur rapport de classe, leur profession, leur sensibilité et pourtant chacun fait un pas vers l'autre pour trouver cet endroit commun qui occulte toute démonstration supplémentaire.  
 

Lindon et Kiberlain, ancien couple reformé à l'écran, sont entourés d'acteurs qui participent  à cette même justesse : Jean Marc Thibaut, si touchant dans ce rôle qu'il semble ne pas avoir besoin de jouer et Aure Atika loin de la vérité si je mens, où elle incarnait les excès d'une séfarade, pour devenir cette femme qui tient à son mari et tente de le préserver en étouffant ses soupçons.
 

Ce sont ces acteurs qui permettent d'oublier les champs contre champs faciles ou les ellipses parfois récurrentes, pour nous laisser le sentiment d'avoir accompagné deux individus dans leur intimité et d'avoir pleuré un peu avec eux.
 

Note : 4/5

 

 

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Published by Ruben Falkowicz - dans Drames
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